migraine

Mercredi 10 janvier 2007
La fréquence et l'intensité des crises varient d'un migraineux à l'autre mais aussi au cours de la vie (heureusement!). Chaque migraineux peut ici parler de ses types de migraines (les traitements sont abordés dans les articles suivants). Je me lance donc : première vraie crise à 13 ans, une fois par mois (cause hormonale). Puis la fréquence augmente pour arriver à des crises quasi quotidiennes vers 24 ans (hormonal, ophtalmique, stress, fatigue accumulée à cause des... migraines!). Fréquence et intensité maximum, une sale pèriode! Mais patience et longueur de temps.....beaucoup de patience. Vers 30 ans, petite rémission avec une crise de 2 jours par semaine. Enfin, à 35 ans, une crise de 2 jours toutes les trois semaines environ (contracture qd mauvaise position la nuit)... ouf, la vie est belle! L'intensité des crises est variable et indépendante de la fréquence. Voilà, à vous....
Par Delphine Rey
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Mardi 30 octobre 2007
L'émission de RTL Toulon m'a fait réaliser le chemin parcouru... Deux auditeurs (Jacqueline et Claude) avaient lu mon livre. Ils devaient donner leur opinion et me poser des questions. Tous les deux non migraineux, ils ont exprimé leur étonnement (voir sidération) devant l'étendu des dégâts (je ne parle pas de mon écriture qu'ils ont beaucoup aimée ;-) mais de la vie recluse du migraineux). Claude (qui est un homme, petit détail important) répétait "Mais votre vie est horrible!". J'avais l'impression qu'il parlait de quelqu'un d'autre...Après l'émission, je me suis remémorée ma période la plus noire, que j'avais presque oubliée... presque. Et comme beaucoup d'entre-vous sont dans cette période, je voudrais vous faire partager mon état d'esprit d'alors. J'étais étudiante avec des migraines tous les jours (sisi), donc arrêt des études...Je passais mes journées dans le noir, de la glace sur le front. Je ne sortais que pour rendre visite à un médecin, ophtalmo ou autres acupuncteurs... pour revenir encore plus dépitée. 18 mois plus tard...toujours pareil : impossibilité d'étudier ou de travailler, impossibilité d'être enceinte à cause des dizaines de médicaments avalés quotidiennement... et le sentiment qu'il n'y avait aucune chance que tout cela change puisque que j'avais "tout essayé". Je sais que lorsqu'un migraineux dit qu'il n'a plus d'espoir, il ne peux s'empêcher, quelque part au fin fond de son cerveau, de garder 1% d'espoir de s'en sortir... sinon, ce ne serait pas vivable. Résultat des courses : 10 ans plus tard, je travaille (bon, à mi-temps, mais c'est bien quand même!), j'ai un fils, et je fais des émissions radio qui me ramènent dans le passé...Je vous entends d'ici : c'est quoi le traitement miracle ??? C'est le temps, l'addition de nombreux facteurs et les bonnes rencontres médicales... Pour être plus précise : tout a débuté par une cure de fer (j'étais épuisée par les migraines et la fatigue augmente les migraines!), puis de la mésothérapie (micropiqûres pour détendre les muscles), un traitement hormonal mieux adapté (voir le lien "les migraines CATA" pour les détails) et des séances d'orthopsie (pour les yeux). Ensuite je me suis battue pour réussir mes études (les crises avaient diminué de moitié seulement) et j'ai pu savourer ma victoire, ce qui a contribué à une baisse de stress donc encore moins de migraines...Puis j'ai vécu une grossesse sans aucune migraine. Bébé est ensuite arrivé, accompagné de terribles migraines pour moi... qui ont disparues grâce à un traitement hormonal de cheval (au cas ou les chevaux prennent des hormones...). Ensuite, les crises ont pris une forme plus "mécanique" : au réveil, avec douleur des cervicales... Donc kiné, toujours mésothérapie, ostéopathie et essai de quelques nouveaux médicaments (anti-épileptique voir anti-parkinsonnien). Et bien sûr, les fameux triptan qui font disparaître une crise en 30 mn!.Voilà, je voulais juste répondre à celles (et ceux) qui désespèrent d'avoir un jour une vie meilleure. Petite anecdote pour finir (sinon je vais être obligée d'écrire un second livre ;-)) Dimanche, je suis allée au cinéma voir "La vie des autres" (excellent!). J'ai regardé ce film sous-titré du premier rang. Lorsque je suis sortie, je me suis dit "Il y a quelques années, c'était la crises assurée, et là, rien!" C'est le genre de détail qui me ravit. En sortant d'un cinéma je souris toujours un peu plus que les autres, et c'est la même chose en sortant du Monoprix... ;-))
Par Delphine Rey
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Mercredi 20 février 2008
C'est la cata! Voilà ce que certaines migraineuses se disent chaque début de cycle hormonal. Et ces malheureuses se voit proposer l'éternel traitement de fond classique alors que la cause de leur migraine est hormonale. Pour celles qui en parlent à leur gynécologue (bon réflexe), les réponses ne sont parfois pas plus encourageantes. Si un traitement spécifique vous est proposé, persévérez (il faut en tester souvent plusieurs). Si rien ne vous est proposé, changez de gynéco (là aussi, il faut souvent en tester plusieurs!). C'est mal vu de changer de médecin, ça fait hypocondriaque. Personnellement, ce n'est que lors de déménagements successifs que j'ai réalisé à quel point on peut s'enliser avec un médecin "sympa, même si rien ne change". Je pourrais dire que chez moi, la cause hormonale est le lit de tous les autres facteurs. Ce qui veut dire qu'en période de déficit hormonal, la moindre fumée de cigarette, ou manque de sommmeil, ou je ne sais quoi... provoque une crise. Ce qui fait que le médecin peut en conclure que ce n'est pas hormonal, c'est drôle, non? Les mêmes facteurs en fin de cycle? Même pas mal! Du coup, ma gynéco et moi (la fine équipe!) avons éliminé totalement mes cycles. Pour plus de détails, cliquez sur le lien à gauche "les migraines CATA" et revenez nous raconter votre propre expérience.
Par Delphine Rey
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